Loin des yeux, près du coeur | Chapitre 5

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Chapitre 5

La nuit fut courte, Morgane avait ouvert les yeux et le réveil affichait 6h56. Elle décida de prendre une douche et d’aller au lieu de rendez-vous en avance. Peut-être verrait-elle l’homme arriver, ou peut être réussirait-elle à trouver d’autres indices. Elle sauta du lit et descendit à la salle de bain. Elle alluma l’eau et frissonna sous le jet glacial. Ses pensées se bousculaient dans sa tête, elle essayait de remettre tous les événements dans l’ordre, mais elle ne savait pas par où commencer. Elle tendit le bras hors de la douche et attrapa sa serviette de bain pour se sécher. Elle enfila les premiers vêtements qui lui tombèrent dans la main.

Il était 7h59 quand elle arriva au lieu du rendez-vous. A cette heure ci la plage était déserte, même les joggeurs promenant leurs chiens – avant qu’ils soient interdit – étaient peu nombreux. Elle s’avança sur le ponton, regarda autour d’elle pour voir si l’ami annoncé dans la dernière lettre était déjà là. Force était de constater que les seuls être vivants présents sur le ponton étaient des mouettes tournant autour des bateaux rentrant de leur pêche nocturne. D’un coup, Morgane s’alarma « la marée sera basse », c’est ce que l’auteur des lettres avait écrit. Or là, la marée était haute, depuis presque une heure selon ses analyses. « Sois là à 8h30, la marée sera basse. », pourquoi mentir dans une lettre ? celui qui avait écrit ces mots savaient que la marée serait haute, pourquoi alors écrire qu’elle serait basse ? Encore des questions sans réponse se dit Morgane. Elle s’assit alors sur le banc au bout du ponton, juste en dessous du phare encore allumé malgré la lumière du jour. Toutes ces questions sans réponse la firent fondre en sanglots. Mais c’est en essuyant ses larmes qu’elle aperçut une petite bouée dans l’eau, avec au bout une nouvelle enveloppe rouge, cette fois ci enfermée dans un plastique, surement pour pas que la feuille prenne l’eau.

Elle ne mit pas plus de 2 secondes à se décider, qu’elle avait déjà sauté dans l’eau.

Elle nagea jusqu’à la bouée et arracha la ficelle qui retenait le plastique couvrant l’enveloppe. Elle mit du temps à sortir de l’eau, la plage était plus loin qu’elle ne le pensait, surement à cause de la marée haute. Une fois sur le sable, elle se jeta sur le papier et ouvrit l’enveloppe.

« Mimi,

Je suis navrée mais mon ami n’a pas pu venir, il m’a dit que tu n’étais pas encore prête. J’espère que tu le seras bientôt…

Tout ça, je le fais pour toi, saches le.

Sinon, je crois t’avoir parlé du code dans l’une de mes précédentes lettres, j’espère que tu t’en souviens, il ouvre la boite cachée dans le dressing.

Je t’aime toujours autant,

iLy »

Elle commençait à trembler à cause du froid lorsque ses mains se posèrent sur le sable humide. Elle était désemparée, elle avait fait tout ce chemin pour rien. Aucun nouvel indice intéressant, aucune rencontre digne de l’aider. Elle se coucha sur le sol, et hurla, comme pour évacuer toute sa peine. Les quelques joggeurs qui passaient par là la regardèrent étrangement, mais elle s’en fichait, elle voulait juste savoir qui était l’auteur de ces lettres, et qu’est ce qui était arrivé à son mari.

Elle se releva et tourna entre ses mains sont tee-shirt mouillé et enleva ses chaussures dans la foulée. Elle rentra chez elle pieds nus et complètement frigorifiée, avec ses vêtements glacés collés contre son corps.

Elle ouvrit la porte de la maison, puis d’un pas machinal, elle alla se faire couler un bain chaud. Elle se glissa dans la baignoire et se laissa couler sous l’eau bouillante.

 

À SUIVRE…

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