Protectrice des éléments

Depuis ma naissance, j’ai toujours entendu les murmures du Givre à travers les vents cinglants du nord, les plaintes de la Terre foulée par mes pas et les rugissements du Feu d’un foyer ardent. Il y a longtemps, mon peuple : les Vrykuls, étions si fière de notre rôle donné par nos créateurs, les Titans, que dans notre arrogance, pensions être les seules à être dignes de leurs héritages. Lorsqu’une malédiction s’abattit sur nous et commença à transformer les nouveau-nés en petits êtres faibles et chétifs, notre roi Ymiron blâma les Titans de nous avoir abandonna et décréta que les enfants difformes devaient être exécutés pour « préserver » la pureté de notre peuple. Dans cet élan de folie, beaucoup des miens partirent dans les salles de Gjalerbron, dont Ymiron, pour laisser le froid les préserver à travers les siècles à venir en attendant que la malédiction s’étouffe. Malgré l’avertissement des éléments, et ne voulant pas risquer de devenir une exilée parmi les miens, je me joignis aux miens et entra en stase.

Des siècles entiers s’écoulèrent, et ne parurent ne faire qu’une seule seconde à mon réveil, lorsque je fus extrait de mon sommeil. Le monde avait beaucoup changé, des nouveaux peuples avaient émergés à travers les âges et de multiples guerres avait mutilées la planète, mais les éléments étaient toujours la. Ils avaient changés eux-aussi, ils étaient devenus plus sages et sauvages à la fois, comme si une force malfaisante les poussaient à agir contre leurs grés. Mon peuple s’était mis à vénérer une nouvelle entité nommé « Le roi-liche », le surnommant le dieu de la mort, qui avait établit sa citadelle dans les terres gelées plus au nord. Un effroi parcourra mon échine, et je sentis tout la détresse des éléments concernant ce roi-liche.

En secret, je parcouru ce qui fût jadis les maisons de mon peuple, rebâti en forteresses à la demande du nouveau dieu, et découvrit à travers les visions conférés par les éléments toute l’ampleur des dégâts causés à travers le temps par les conflits insensés des races mortelles.
J’ignorais ce les éléments attendait de moi et ils n’avaient pas souhaité l’exprimer. Je devais rester de garde à la Tour Est d’Utgarde, pour surveiller la progression des intrus qui avaient mis pied sur nos terres. Mais les murmures insistèrent que je devais découvrir ce qui ce tramer. J’étais partagé entre mon devoir et mes doutes concernant ce roi-liche. Je devais tirer tout ça au clair.

La Terre me dirigea vers les Pics foudroyés, loin au nord, et me fît marcher plusieurs semaines. Le poids de la fatigue se fît sentir comme jamais auparavant lorsque je gravis la montagne, comme si mon corps allait être brisé par ma seule force. Péniblement, mais sans faillir, je parvins au bord du continent. Tout proche d’Ulduar, une ancienne demeure des Titans, la Terre me conduisit prés d’un groupe de réfugiés nains. Mais ceux-ci étaient particuliers, ils n’avaient pas été frappés par la malédiction et étaient rester de pierre. Ils essayaient de défendre leur domaine et de protéger les connaissances des Titans contre de nombreux ennemis les encerclant. Je ne fus évidemment pas la bienvenue, à peine m’avaient-ils vu qu’ils sortirent leurs armes. Mais l’un d’entre eux, Bruor Plaie-de-fer, les stoppa dans leurs attaques et s’approcha, m’expliquant que la Terre l’avait prévenu de mon arrivée. Elle lui avait demandé de me fabriquer deux marteau-haches, à la fois des outils et des armes taillés avec des runes de son peuple, bien que je n’en compris pas la raison.
Le nain de pierre me parla un peu de son peuple, nommé « Terrestres », et que comme mon peuple, ils avaient été assignés à la protection d’Azeroth et à la sauvegarde de la planète. La ou mon peuple de guerriers guidés par la loi du plus fort et du plus honorable qui a régné pendant si longtemps dans ces terres gelées avait échoué, ces petites êtres fragiles, clairement en infériorité, avaient persistés et résistés tout ce temps. Je compris pourquoi la Terre m’avait fait venir ici, pour me débarrasser de mon orgueil afin de me concentrer sur ma tâche. Après ce repos, je remerciais les Terrestres de leurs aides et pris congé vers ma prochaine destination.

Cette fois, c’est le Givre qui ma guida, me demandant de me rendre à la Couronne de glace, toute proche. Sur place, je pu me rendre compte par moi-même de la puissance du Fléau, l’armée du roi-liche. Des milliers de mort-vivants envahissant la vallée, une armée sans peur, sans douleur et sans remord. Une honte pour mon peuple ! Il n’y aucune gloire à se battre avec des créatures dépourvu de volontés. Le Givre me fît passer par les recoins glacés et rocailleux qui entoure la Couronne de glace, partout ces êtres sans âmes pullulent et tue sans hésiter les mortelles qui osent s’approcher. Les nécromanciens à l’arrière des troupes ramènent les malheureux sous formes de squelettes désincarné dans leurs rangs pour continuer ce cycle corrompu.
Après avoir passé une base du Fléau, proche du col, je vis un étrange étendard, semblable à celui d’un clan Vrykul que j’ai connu, représentant une main dans une bannière d’argent. Les mortelles en armure étincelante que se battaient contre les mort-vivants utilisés des pouvoirs également semblables aux puissantes Val’kyrs du Haut-père Odyn. Les murmures du Givre s’étaient tus, et je décidais de rester me reposer dans une grotte non loin, en attendant mes nouvelles instructions.
Le fracas des combats écourta mon sommeil, et je sortis jeter un regard. Une poignée de ces soldats en argent étaient pris au piège, dans un goulot qui séparait les deux camps, entre les toiles visqueuses tissés par les démons des cryptes dans l’étroit passage. Ils n’en auront plus pour très longtemps. Mais un homme surgît de la base d’argent, épée en main, et s’élança à travers le mortelle goulot, libérant les soldats pour qu’ils battent en retraite et taillant son chemin à travers les mort-vivants. L’homme fonça ensuite à travers le bastion du Fléau et disparût de l’autre coté du champ de bataille tandis les mort-vivants attaquaient en masse la base des soldats d’argent. Etait-il fou ? Ou était-ce un lâche qui à saisi l’opportunité de fuir ?
Par curiosité et ennui d’attendre la voix du Givre, je suivi la trace de l’homme pour me rendre compte de ses actions par moi-même. Ce ne fût pas difficile de le retrouver, les traces de sang à travers la neige indiquées le chemin. L’homme était allongé, à l’agonie, tenant sa blessure de la main gauche :

Étranger – « Vous… Ne vous..approchez..pas.. »
Hilde – « Je ne suis pas ici pour vous tuer, quand bien même vous semblez le mériter. »
Étranger – « Dans ce cas… Partez..Vous risquez… »
Hilde – « Vous comptez me menacer dans votre condition ? »
Étranger – « Non… Je suis..infecté..par la..peste mort-vivant.. »

Les détails me revînt, l’homme fût frappé sur son flanc gauche par les griffes acérées d’une goule tandis qu’il libérait un soldat des toiles du goulot. Et tandis que l’homme abattait la goule qui avait percé sa cuirasse, un nuage de peste fût lancé par les chariots à viande des mort-vivants. L’homme créa un bouclier de lumière qui engloba l’étroit passage, limitant les effets de cette peste et permit aux soldats de rentrer sains et sauf. Mais la peste put passait par sa blessure ouverte.

Hilde – « Vous vous êtes condamnée, avez fui le champ de bataille et risqué le déshonneur pour sauver les vôtres. Votre vie a-t-elle si peu d’importance ? »
Étranger – « Chaque vie..est précieuse…nous nous battons..tous..pour les préserver. Ma plus grand peur..est de devenir un mort-vivant..et de détruire..ce..que j’ai juré de protéger…et si mon honneur..est le prix à payer..pour cette survie… qu’il en soit ainsi.. »

Je n’avais pas les mots pour décrire la douleur et l’espoir contenu dans ces paroles donnés par un souffle mourant. Le soldat était seul, dans le froid et condamné au trépas. Par respect pour son courage, j’allumai un feu de camp enchantée prés de lui, qui résisterait au vent glacé.
La voix du Givre se remit à parler, et m’informa que les soldats d’argent avaient vaincu l’assaut du Fléau sur leur base et avait poussé le front de guerre jusqu’au col.

Hilde – « Les vôtres viennent de réussir à gagner cette bataille. »
Étranger – « Merci.. »
Hilde – « Je laisse ce feu pour leurs signaler votre présence, les mort-vivants vont être trop occupé à tenter de reprendre leur camp pour se soucier d’une flamme solitaire. »
Étranger – « Non…Je risque..de les infecter… »
Hilde – « Si les vôtres partagent tous la même ténacité que vous, alors ils ne risqueront rien. Qu’Odyn veuille sur vous. »

Alors que je partais, je pouvais apercevoir au loin un groupe d’aventuriers sur des créatures volantes s’approchaient en direction du signal rougeoyant. Dorénavant, le destin de ce valeureux est entre leurs mains.

Le Givre m’amena prés d’un cratère ou des sectateurs du fléau performaient leurs odieux rituels sur des ossements de dragons. Mais le pire fût de constater qu’ils avaient aussi ramené des Vrykuls sous forme de mort-vivants ! La dignité de mon peuple est-elle donc disparue avec les siècles ? Sommes-nous réellement devenus des carcasses sans volonté avides de combats ? Les miens s’étaient donc mis à vénérer ce roi-liche pour ces pouvoirs à briser l’équilibre. L’un des sectateurs me dévisagea alors que je m’approchais, arme à la main, l’esprit bouillant de colère. Un coup net et précis du coté tranchant de mon arme suffit à arracher la tête de l’acolyte. Ces compatriotes ne tardèrent pas à incanter leurs sorts et à ordonner à leurs « Varguls » de m’attaquer. Ces semaines de marche dans le froid et l’effort ont renforcés mes mouvements et chacun de mes coups déchira mes adversaires en deux. L’un des sectateurs parvînt à projeter un trait de l’ombre qui me bouscula au fond du cratère. J’amortis la chute avec mon bras gauche mais la douleur se fît néanmoins ressentir sur tout mon corps. Je leva la tête et constata le reste des sectateurs en train de se rassembler en cercle autour du cratère, à incanter mon dernier jugement. Le Givre me sommât de planter mon arme dans le sol. N’ayant aucune autre option avant ma fin immédiate, j’abattis mon marteau-hache dans la plaque glacée avec toute la force qu’il me restait dans le bras droit. Les runes qui parcouraient le contour de la hache se mirent à scintiller de plus en plus intensément. La pluie d’ombre des sectateurs commença à s’abattre sur moi. Le scintillement était devenu si intense qu’une explosion bleuté s’en échappa et bondit tel un geyser hors du cratère, repoussant les ombres et les fanatiques au loin. Lorsque je rouvris les yeux, je me tenais debout, le coté de la hache toujours brillant d’un bleu glacé. Les sectateurs semblaient avoir été balayés par l’explosion et le silence n’était brisé que par le hurlement du vent froid.
Tandis que je remettais mon bras gauche en place, je me souviens de tous les événements que le Givre m’avait fait découvrir.

Une cause n’unit pas un peuple, elle unit des individus. Ces soldats d’argent se battant uniquement avec leurs courages avaient plus d’honneur que mes anciens frères qui avaient vendu leurs âmes à ces démons charognards en échange de fausses promesses. Une cause n’est pas non plus un objectif à suivre aveuglement. Cet homme, que je regrette ne pas avoir demandé le nom dans mon désintérêt, savait toute la mesure des conséquences de ces actes, mais a décidé de les endurer seule face à l’hiver pour permettre aux siens de réussir. Tel est le code de tous les guerriers dignes du Hall de l’honneur.

Après un craquement brutal et un cri pour remettre l’os de mon bras en place, je m’extrayais de la crevasse et partit de cet endroit maudit avant l’arrivée d’autres troupes du Fléau. Le Givre m’indiqua le chemin pour éviter les mort-vivants et autres intrus qui me prendraient pour une Vrykul hostile, comme ils ont déjà pu en rencontrer d’autres pour parvenir jusqu’ici.
Arrivé dans la forêt aux arbres de cristal, le Givre me murmura seulement trois mots :
« Rentre chez toi »
Chez moi ? Qu’est-ce que ça signifie ? Ma demeure dans les fjords ? Alors que le Feu ne m’a toujours pas parlé ? Bien que je déteste être mené sans qu’on m’informe des raisons, je commence à prendre la route à travers la Désolation des dragons. Sur le chemin, j’évite les campements des petites êtres en armure de lion et les peaux-vertes en tenue de guerre, mais j’observe tout de même leurs actions. Leur objectif commun semble être de combattre le Fléau, mais j’ai aussi constaté bon nombre d’affrontements entre ces deux factions, s’affaiblissant mutuellement, ce qui me laisse à croire qu’aucune d’elles n’est vraiment digne de sortir victorieuse d’un combat contre un ennemi capable d’asservir les morts. Pour l’instant, je dois rester concentrer sur ma tâche.
Sur la route des Grisonnes, Voldrune, une des villes de mon peuple, est attaqué par les peaux-vertes et leurs alliés. J’hésite pendant un instant à prêter main-forte à ceux que je considérais comme mes frères et sœurs, mais sont-ils aussi dévoués au Fléau que les fanatiques que j’ai croisés à la Couronne de glace ? A contrecœur, je continuais ma route, toujours incertaine de l’intention des miens.

Le Fjord hurlant. J’y ais vécu la majorité de ma vie, j’y ais appris à me battre, à endurer le froid, la douleur et à devenir une véritable membre des Ecorche-dragons. Cela devait être ma fierté, ma raison d’être.
Les choses ont beaucoup changées.
Tandis que je m’approchais de Mörg, je fus embusquée par les miens, trois chasseresses surgirent des arbres et me prirent dans leurs filets.
Hilde – « Qu’est-ce que vous faites ?! Je suis des vôtres ! »
Chasseresse – « On sait. On te ramène. »
Mes armes furent confisquées et les chasseresses me trainèrent, menottes aux poings, jusqu’à Utgarde. C’est ici que je constatais toute la rancœur dans les yeux des mes frères et sœurs qui nous suivirent alors que l’ont m’amener vers les catacombes. Des Val’kyrs survolaient les couloirs des salles souterraines, ranimant sous la forme de Varguls les Vrykuls qui avaient été jugé indigne. Au lieu que les miens appellent l’arène du jugement, je fus séparé de mes liens et présentée devant le Haut Thane Ivaldir, le bras droit du roi Ymiron, assis sur son trône :

Ivaldir – « Alors comme ça, on part en pèlerinage ? Sans en informer sa famille ni nos nouveaux alliés ? Que, en passage, tu as attaquée sur leur territoire ! »
Hilde – « Ce voyage ne concernait que moi, Haut Thane, je n’ai pas de compte à vous rendre. »
Ivaldir – « Ça, c’est que tu crois fillette ! »

Ivaldir se redressa, il était bien plus grand que la plupart des Vrykuls et sa carrure imposante reflétait la force qu’il avait acquise sur plusieurs années d’entrainement au combat. Sa réputation de guerrier implacable n’était surpassée que par celle du roi. Il tenait en main droite une arme d’hast de l’ancien temps, forgé par les Titans eux-mêmes et offerte par Ymiron pour ses services rendus. Le bout de la lance éclairé comme de la braise et on disait que son toucher était incendiaire. Le Haut Thane fit quelques pas, planta son arme dans le sol et prononça :

Ivaldir – « Hilde ! Tu as trahis les tiens en désertant nos rangs et en abandonnant ton poste, tu as rompu notre nouveau pacte d’allégeance envers le roi-liche et permis à des créatures extérieures et indignes de s’introduire sur nos territoires ! En conséquence, tu seras condamnée à mort pour tes actions ! »

La foule poussa des exclamations réjouissantes pour soutenir le discours du Haut Thane. Mon cœur s’enflamma rien qu’a l’idée de ce qui m’attendrait après mon exécution :

Hilde – « Et après, vous me ramenez sous la forme d’un Vargul ? Pour témoigner du déshonneur de notre peuple envers nos traditions ?! »
Ivaldir – « Pourquoi pas, ça sera toujours un plaisir de tuer une traitresse comme toi deux fois. »
Hilde – « J’ai vu de mes propres yeux le sort que nous réserve le roi-liche à la Couronne de glace ! Vous appelez ça l’ascension, mais ce n’est rien de plus que la DAMNATION ! Il n’y aucun honneur à mourir et se battre sans raison ! »
Ivaldir – « Quesque tu crois connaître de l’honneur, fillette ? »
Hilde – « Je pense que vous avez peur de m’affronter. »

La foule fut réduite au silence et tourna son regard vers le Haut Thane, en attente de sa réponse. Celui-ci se rapprocha encore de quelques pas :

Ivaldir – « AH ! Et en quoi devrais‘je prendre ce défi au sérieux ? »
Hilde – « Les Val’kyrs jugent ceux qui en sont dignes, et comment pourriez-vous vous présenter devant le roi-liche et exposer votre pitoyable excuse pour ne pas avoir battu une fillette ? »

Nos deux regards s’affrontèrent pendant plusieurs secondes, à déterminé lequel des deux serais le premier à céder. Je sais qu’il ne refusera pas le duel, ne serait-ce que pour le plaisir de me tuer. Mon voyage m’a beaucoup appris, même contre un adversaire comme Ivaldir, il n’était pas impossible de gagner. Les Terrestres ont su s’adapter et se défendre contre plusieurs menaces, les soldats d’argent ont pu repousser une force qui aurait dû les submerger. Avec l’aide des éléments, je peux réussir.
La Haut Thane fit demi-tour, décrochant sa lance du sol :

Ivaldir – « ANNHYLDE ! Je te convoque ! »

Une Val’kyr, aux ailes blanches comme la neige, apparût au dessus du trône.

Annhylde – « J’ai entendu votre appel et été témoin du défi. Ivaldir, vous passerez en duel pour l’ascension. Le perdant sera déchu, damné pour l’éternité, et le gagnant sera élevé parmi les privilégiés qui combattront pour la gloire du roi-liche. Vous avez le droit chacun à vos armes et à utiliser toutes les puissances dont vous disposez. »

Mes armes me furent rendues, et Ivaldir se tenait en position de combat à l’opposé de la salle, prêt à me transpercer avec sa lance. Le Feu ne m’avait toujours pas parlé. Bien que cela m’inquiétais, je ne pouvais en tenir compte pour le combat à venir. Un seul mot de la Val’kyr déclencha un ouragan de violence :

Annhylde – « Combattez ! »

Ivaldir se propulsa sur moi à une vitesse folle, pointe de lance en première. Je pus esquiver de justesse sur le coté, la chaleur de la pointe me brûlant sans me toucher, mais le poing libre du Vrykul frappa mon abdomen et m’envoya dans le décor. Ivaldir sauta dans les airs et tenta d’abattre son arme sur moi, je glissa sur le coté et tenta une contre-attaque avec mon arme enchanté de givre. Le tranchant de la hache ne suffit pas à passer l’épais cuir de son épaulière et je n’us le temps que de la retirer avant qu’il ne me frappe d’un revers avec une telle force que je fus éjectée sur l’un des murs qui bordent le trône. Ivaldir commençais à charger, pointe en avant, alors que je me relevais. Je restais stoïque et attendit la dernière seconde pour esquiver une nouvelle fois alors que la pointe se planta dans la roche du mur. Croyant l’avoir désarmé, je tenta de lui assener un coup fatal avec mes armes mais fut déchiré par un coup circulaire de l’arme d’hast. La roche dans laquelle s’était planté l’arme avait fondu sous la chaleur accablante de la pointe, et je ressentais déjà ses effets sur ma peau, c’était comme se tenir allonger sur un bûcher.
Je peinais à rester debout et à contenir mes cris, sachant que cela donnerait la satisfaction à Ivaldir et son public qu’ils désiraient de me voir souffrir pour avoir choisi ma propre voie.
Le Haut Thane se gaussait, comme s’il avait déjà gagné, et se remit à frapper de la pointe de sa lance sur mon épaule droite. J’esquivais une nouvelle fois de peu, mais cette fois, Ivaldir fut plus rapide et asséna un deuxième coup vif qui se planta dans mon épaule, me mettant à genoux. La fourrure de mon épaulière prit feu et je sentais le sang de la plaie devenir aussi bouillant que de la lave, je ne pus contenir le cri que cette douleur m’apporta. La foule applaudit et scanda le nom du Haut Thane.

Désormais à la merci d’Ivaldir, je tentais un dernier effort avec la seule arme que mon bras valide pouvait encore soulever. Le couperet de la hache se tenait à la perpendiculaire de la pointe, et je tentais de la retirer tel un crochet. La force d’Ivaldir était très supérieure à la mienne et il enfonçait sa lance plus vite que je ne pouvais la retirer.
Quelque chose d’autre se produisit, Le Feu, je commençais à l’entendre. D’abord un chuchotement, la voix gagna en ampleur, comme une explosion. La surprise d’entendre le Feu avait momentanément dissipée la douleur et je pus me rendre compte que le même phénomène qu’à la Couronne de glace se reproduisait. Les runes sur le coté de la hache s’était mis à scintiller, étouffant les flammes sur mon épaule et dans mon sang, jusqu’à ce que l’arme d’hast d’Ivaldir s’éteigne :

Ivaldir – « Quoi ?! »

Les runes se mirent à briller comme des soleils et une explosion se déclencha, repoussant Ivaldir qui tenait toujours sa lance, hors de mon épaule, jusqu’à l’autre bout de la salle.
Bien que les flammes étaient éteintes, le sang coulait toujours, je peinais à me redresser. Ivaldir n’avait plus le feu de sa lance pour l’aider, il allait s’en remettre à la puissance brute, et je ne tiendrais pas longtemps en combat rapproché avec ce qu’il me reste de force.
Le Haut Thane se redressa du choc, lance à la main, il se remit à chargeait dans ma direction.
Je n’ai plus qu’un seul bras capable de contrer cette attaque et esquiver me mettrait à terre avec l’hémorragie.
Le Feu hurla avec une telle rage qui j’exécuta son ordre sans y réfléchir : {FRAPPE !}
Tandis qu’Ivaldir cherchais à me transperçais une nouvelle fois, je frappa avec une force que je n’avais jamais eu auparavant et brisa son arme en deux quand elles entrèrent en contact. La lance avait fondu et n’était plus qu’un simple morceau de métal roussi. Ivaldir jeta son arme et essaya de me frappait avec son poing droit, mon revers de la main gauche ne fut pas le plus rapide, mais la chaleur préventives des flammes avait fait dériver le coup d’Ivaldir qui tenta par réflexe d’éviter l’attaque, en vain. La hache ne put trancher qu’un morceau de son gantelet mais s’était suffisant, les flammes s’étaient déjà propagées à l’intérieur et faisait bouillir la main d’Ivaldir dans son armure. Dans un moment de rage, il tenta de frapper avec son poing gauche, le mien étant toujours en récupération de la précédente attaque, je levais avec une grande douleur ma main droite toujours relié à la plaie béante de mon épaule. J’aurais du me prendre le coup, mais le froid runique de la hache ralentis une nouvelle fois la frappe d’Ivaldir et me permis d’avoir l’opportunité. Toujours portée par la voix du Feu, celle-ci s’exclama : {FINIS-LE !}
Et les mouvements de mon bras droit, fatigué et blessé, furent comme conduit par plusieurs forces et la hache trancha avec précision la gorge du Haut Thane, avant de me faire basculer sur son flanc droit, me faisant passer derrière lui. Ivaldir s’effondra à genoux, les yeux révulsés, avant de s’étaler au sol.

Ivaldir – « Im..poss..ible… »

La foule resta abasourdie, le bras droit même du roi Ymiron venait de mourir de la main d’une condamnée. La voix du Feu s’était apaisée à la mort de son ancien tyran. Je pus enfin respirer, comme libérée d’une tempête qui m’avait emportée, avant que la Val’kyr Annhylde ne prononce :

Annhylde – « Haut Thane Ivaldir, aujourd’hui vous avez été jugée indigne de servir le roi-liche ! Mais vous pouvez toujours être utile d’une autre manière »

D’un simple geste de la main, la Val’kyr fit apparaitre un cercle magique comportant des runes inconnus autour du cadavre d’Ivaldir. Sa dépouille se releva, sa chair pourrissait à une vitesse alarmante comme s’il avait desséché au soleil pendant plusieurs semaines. Il ne restait qu’une carcasse rabougri de l’ancien imposant Vrykul.

Ivaldir – « NOoon ! Espèce de GARCE ! JE VAIS TE TUER ! »

Le Vargul se jeta sur moi, il n’avait plus la vitesse de son vivant mais ses mains crochus prononçait déjà le danger à venir. Je n’avais pas eu le temps de récupérer mes forces et plus aucune des trois voix ne me parlait. Ce combat allait être uniquement mien.
Un premier coup de griffe de la main droite tenta de viser mon visage, un simple bond en arrière suffit à éviter l’assaut, puis un second coup de griffe de la main gauche, cette fois paré avec mon marteau-hache. Mais le froid n’a aucun effet sur les mort-vivants, pas plus que la douleur, mais je ne le réalisa que trop tard. Le Vargul se saisi de ma main droite en plantant ses ongles dedans. Puis une nouvelle réplique des griffes de la main droite se plantent dans mon avant bras gauche, m’empêchant de me servir de mon arme. Le Vargul, dans toute sa cruauté, me leva avec l’appui des ongles plantés dans ma chair à sa hauteur :

Ivaldir – « TU NE VAUX RIEN ! LA MORT DOMINE TOUT ! »

Tout ? Non. J’ai vu la vie prospérer sur le toit du monde, j’ai entendu des sérénades chantées par les éléments avant d’apprendre les contes de notre peuple. J’ai assisté à la décadence et à l’ascension de nouveaux idéaux plus forts que l’unité ou le pouvoir. La mort est une partie du cycle, pas le cycle lui-même. Je sais ce que veulent les éléments de moi :

Hilde – « L’équilibre avant tout. »

Laissant mes armes tombés au sol, je crée une couche de glace sur les doigts crochus du Vargul avec ma main droite et incinèrent ceux de mon avant-bras avec la main gauche. La douleur ne le fera pas lâcher prise, mais alors qu’il tente de m’arracher la tête avec les dents, il ne se rend pas compte qu’il n’a déjà plus prise sur moi et que ses griffes ont disparus, me laissant tomber au sol. Le temps que la créature sans cervelle le réalise, j’ai déjà effondré le sol sous ses pieds et celui-ci tombe, un niveau plus bas. La mâchoire brisée du Vargul après sa chute tente de prononcer des mots, probablement des injures à mon encontre. Mais je n’ais pas le temps de m’y attarder, lançant un nouvel effondrement sur sa carcasse, afin d’enterrer le Vargul définitivement.
Ce voyage en Norfendre m’aura permis de voir clair à travers le monde. Un est tout, tout est un. Chaque chose doit être préservée et aucune ne doit dominer. Cet instant de réflexion est coupé court par l’intervention d’Annhylde :

Annhylde – « Hilde des Ecorche-dragons, vous avez été jugée digne de servir dans les légions du roi-liche ! Je vais maintenant vous gratifiez du don… »
Hilde – « Non. »
Annhylde – « Comment ? »
Hilde – « Votre ‘cadeau’ n’est que tromperie, partez maintenant et allez perdre avec votre maître dans l’oubli »
Annhylde – « Petite insolente ! Que crois-tu être face au roi-liche ? »
Hilde – « Je sers une cause plus essentiel que la gloire de l’éternité que vous prétendez offrir. Et si vous voulez m’envoyer d’autres de vos prétendants me défier pour le pouvoir de la mort, allez-y »

Je me rapprochais du centre de l’arène, m’adressant à tout mon peuple que j’avais un jour appelé famille, pour déclarer mon indépendance :

Hilde – « Je suis Hilde Tombegivre ! Et si vous souhaitez m’affronter, ça sera la dernière chose que vous faites ! »

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